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"Tous les docteurs ne sont que des charlatans. Et tous les malades aussi. Seule la marine est honnête en Angleterre." [Eugène Ionesco]

 "Tous les docteurs ne sont que des charlatans. Et tous les malades aussi. Seule la marine est honnête en Angleterre."   [Eugène Ionesco]
J'étais décidée à écrire, écrire quelque chose de cohérent, quelque chose qui pourrait aider à comprendre l'état d'esprit dans lequel je me trouve en ce moment. Bien que ça n'intéresse que très peu, je le sais. Mais après une douche, une tentative de noyade dans ladite douche et un gavage à la crème au chocolat (à savoir la seule chose que mon corps accepte d'absorber, avec les barres aux céréales), je ne garantirai plus la cohérence de l'ensemble. Vague impression d'avoir raté quelque chose en rentrant plus tôt que prévu. Il a fallu que je me sente assez forte pour supporter tout ça. Pauvre fille va. Je suis déjà bien incapable de m'occuper de moi même. La maison est étrangement calme. Trop pour moi. Et puis, je réalise peu à peu qu'il est un membre de la famille à part entière, qu'il faudra faire avec, même si c'est assez difficile à accepter et à imaginer quelle vie aura ce petit garçon. Une belle vie, je l'espère. Bref, il est inutile de se lamenter là dessus; c'est ce qui s'appelle un coup du sort et l'on y peut rien. Mais Dieu, s'il existe, doit quand même bien se fendre la gueule là-haut, ce sadique. Enfin bref. Envie d'ailleurs. La sensation de ne pas me trouver à ma place, de ne pas manquer à tous ces gens m'emplit. J'aimerai partir. Trouver ma place. Le bac en poche, pouvoir courir les routes. Je voulais aussi faire le bilan de cette période qu'on appelle assez souvent "les années lycée". Mais finalement il n'y a pas grand chose à dire. Mes amis ne sont plus les mêmes. J'ai eu un meilleur ami. Dont je suis bien incapable de composer le numéro pour le lui dire aujourd'hui. J'ai progressé en allemand (quoi, on s'en fout?!), merci l'euro allemand. J'ai réussi à avoir le bac littéraire, mention très bien =). J'ai fini par trouver l'âme soeur. Enfin je crois. Et je vais en hypokhâgne. Moment de doute. Pas que lire Platon ou Sartre soit ennuyeux au possible, quoique, mais j'ai comme la désagréable impression de m'être, une fois de plus, trompée. Et encore, si le doute ne s'appliquait qu'à mon orientation scolaire. Je m'estimerais heureuse. Bref. Je dois ressentir approximativement un millier de choses en même temps. Pas simple à démêler, et encore moins à exprimer. Pourquoi faut-il toujours qu'on se complique la vie? Je devrais en profiter. L'appeler et lui dire tout ce que je n'ai pas réussir à lui dire durant ces quelques années passées ensemble. Réserver dès maintenant une journée entière avec mes deux faces de cul préférées <3. Retrouver quelques amitiés perdues ou passées. Lui avouer toutes les questions que je me pose depuis un certain temps, qui s'accompagnent à chaque fois d'un "oui, mais je l'aime plus que tout". "Il manque ton rire à l'ennui Il manque ta flamme à ma nuit C'est pas du je Mon alter ego [...] Je voudrais que tu saches Dans mon c½ur rien ne change T'es toujours là, mon Ange..." Même si parfois... Je ressens un sentiment de nostalgie, entre autre chose. J'aurais peut-être dû profiter de certaines choses, en graver certaines dans ma mémoire et chercher à en oublier d'autres plus efficacement. Comme un arrière goût de regrets. Bref. Envie de liberté, besoin de liberté. Une soirée à quatre jeudi. C'est fou le bien que cela fait. De même que ces quelques heures aujourd'hui, passées dans ce café, fort sympathique d'ailleurs. On a jamais été très proche, mais après un an et tout ce que j'ai pu entendre à propos de toi, cela fait quand même plaisir de te revoir. En espérant que cela continue comme ça =). Il n'existe absolument aucun lien logique entre tout ce que je raconte. J'essaye simplement de rentre compte de mes émotions, chose que l'on me reproche de ne pas savoir faire. Ce qui s'avère exact d'ailleurs. Le mal-être serait la maladie du siècle. Pour ma part, c'est plutôt le fait d'avoir l'impression de gâcher pas mal de choses en peu de temps et de ne pas me trouver à ma place qui me taraude. Bon il y a aussi que j'angoisse à mort pour un oui ou pour un non. Mais tout au fond, j'ai la vague sensation que je devrais être ailleurs. A l'étranger, sur un bateau, n'importe où mais ailleurs. Tu n'as jamais souhaité commencé une nouvelle vie? ... Bah ça ira mieux. Un jour, je l'espère. Le mot de la fin de cet article inintéressant et incohérent, une boîte de mont-blanc et quelques larmes plus tard? PROFITONS!

J'ai dix-huit ans, six mois et dix-huit jours et je me sens comme un parachutiste lancé dans le vide...sans parachute, ni rien à quoi s'agripper en cas de foirage total. Ha ha.

Pix: Un coucher de soleil californien sur Santa Monica. Bah, fallait bien que je les ressorte.
Bande-son: Coldplay - Viva la Vida. J'overkiffe cette chanson.




# Posté le samedi 26 juillet 2008 16:09

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